Au-dessus d’Annecy, le Parmelan dresse sa silhouette calcaire à plus de 1 800 mètres d’altitude. Depuis son plateau, la vue s’ouvre largement sur le lac et la chaîne des Alpes, offrant l’un des panoramas les plus beaux du secteur. Très apprécié des randonneurs, le massif nourrit aussi depuis longtemps les récits et petites histoires locales qui circulent autour de ses lapiaz et de ses falaises.
Une étrange explosion sur le Parmelan
Dans la nuit du 22 novembre 1996, alors que la neige tombe en abondance et que le vent souffle fort sur le massif, le Parmelan devient le théâtre d’un épisode qui, près de trente ans plus tard, continue d’alimenter les rumeurs autour d’Annecy.
Vers 5 heures du matin, plusieurs habitants, notamment à Dingy-Saint-Clair, disent avoir vu une boule rouge traverser le ciel, suivie d’un éclair très intense au-dessus de la montagne. De nombreux témoins évoquent un “gros boum”, un flash éblouissant, parfois accompagné d’un son métallique. Des signalements proviennent aussi d’Annecy, Annemasse, Groisy, Meythet, Cran-Gevrier, Sevrier et même Genève. Presque au même moment, une patrouille de gendarmes basée à Thônes signale une lueur inhabituelle et un bruit bref mais extrêmement puissant, davantage comparable à une détonation qu’à un simple coup de tonnerre.
Un important dispositif de recherche
Très rapidement, des radioamateurs se mettent à l’écoute des fréquences pour tenter de capter un signal de balise de détresse. Le plan SATER (Sauvetage Aéro-Terrestre) est déclenché dans la foulée, et l’hypothèse d’un crash d’avion prend de l’ampleur, rappelant l’accident qui avait coûté la vie à quatre personnes dans le secteur en 1976.
Un poste de commandement s’organise à la mairie de Dingy-Saint-Clair. Pompiers, gendarmes et militaires sont mobilisés, près de 200 hommes au total. L’armée doit rejoindre le Parmelan par le col du Pertuis. Sur place, des habitants du secteur, randonneurs et chasseurs habitués du massif, viennent prêter main-forte pour guider les équipes dans une montagne rendue presque impraticable par la neige, le vent et la faible visibilité.
Dès qu’une éclaircie le permet, deux hélicoptères équipés de caméras thermiques survolent la zone. Malgré ces moyens importants et plusieurs heures de recherches, aucune épave, aucun débris, aucune trace d’impact ne sont découverts. Peu à peu, le doute s’installe. À la mairie, curieux et inquiets se rassemblent pour comprendre ce qu’il s’est réellement passé sur le Parmelan cette nuit-là.
Des recherches stoppées brusquement
En fin d’après-midi, alors que les équipes sont toujours mobilisées, les autorités annoncent d’abord que les recherches reprendront le lendemain. Puis, coup de théâtre : quelques minutes plus tard, l’ordre tombe d’arrêter totalement les opérations.

Sur le terrain, beaucoup restent sceptiques. Plusieurs témoins assurent que la détonation ne ressemblait ni à un simple survol d’avion ni à un passage du mur du son. D’autres rappellent que la lueur rouge aperçue au-dessus du massif reste inexpliquée. Malgré ces interrogations, aucune autre version ne sera proposée et l’affaire sera finalement classée.
Hypothèses et rumeurs
Dans les jours qui suivent, les spéculations vont bon train. Certains évoquent la chute d’une météorite, d’autres un phénomène atmosphérique rare ou une secousse en montagne. La thèse d’un objet largué accidentellement par un avion militaire circule aussi, tout comme celle d’un crash jamais retrouvé. La piste extraterrestre apparaît bien dans quelques conversations, mais elle reste minoritaire et ne s’appuie sur aucun élément concret.
À Dingy-Saint-Clair et dans les villages alentour, plusieurs témoignages continuent d’alimenter le doute. Des habitants racontent avoir vu des hélicoptères tourner au-dessus du Parmelan une bonne partie de l’après-midi, tandis que certains chemins auraient été temporairement fermés par les gendarmes. D’autres évoquent la présence de silhouettes vêtues de noir sur le site, probablement des chercheurs de météorites, et assurent que des témoins ayant guidé les équipes de secours se seraient vus interdire l’accès final au site.
Un mystère toujours entier
Près de trente ans après les faits, aucune explication précise et officielle n’est venue éclaircir définitivement ce qui s’est passé cette nuit-là. Aucun rapport public détaillé n’a vraiment levé le doute, et le sujet reste sensible à Dingy-Saint-Clair, où beaucoup préfèrent désormais ne plus en parler.
Comme pour raviver les souvenirs, de nouveaux témoignages ont émergé en 2000 puis en 2003. Là encore, il est question d’une boule rouge dans le ciel, suivie d’une forte détonation. De quoi entretenir, encore un peu plus, le mystère autour du Parmelan…






J’ ai habité 11 ans au 23 rue de Lâchât à Annecy le vieux. J’ai déménagé en juillet 2020 en chartreuse pour avoir plus de tranquillité, chose que j’ai trouvé, mais j’aime toujours la région d’Annecy.
Son Lac, Thônes, le grand Bornand, La Clusaz, le col des Aravis, le col de La Croix fry et bien sur Merdassier la Station de Manigod.