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    AccueilHistoire & DécouverteLe Plateau des Glières : haut lieu de la Résistance

    Le Plateau des Glières : haut lieu de la Résistance

    En 1944, à la fin de la Seconde Guerre Mondiale, sur le plateau des Glières, la Résistance française va s’opposer courageusement aux forces d’occupation allemande. Retraçons cette page d’Histoire.

    La chronologie des événements

    Pour comprendre comment ce plateau montagnard de Haute-Savoie a joué un rôle majeur dans l’Histoire de la Résistance en France, il faut rependre la chronologie des événements.

    Année 1943

    A l’automne de cette année 1943, une mission Alliée s’est rendu en Haute-Savoie pour évaluer le besoin en armes et les possibilités du maquis de la région. Le plateau des Glières est retenu pour servir de plateforme de largage.

    Année 1944

    Depuis quelques mois, une situation insurrectionnelle régnait dans le département. Des renforts arrivèrent dans le département : gendarmerie, garde mobile, milice et GMR. Au total  3 000 forces de l’ordre sont mobilisées en janvier pour lutter contre la Résistance.

    Tom Morel a constitué le maquis des Glières le 31 janvier 1944. 120 combattants montent de Manigod au plateau. Le site a été choisi par Londres et la Résistance. En février, 56 maquisards espagnols, qui avaient combattu Franco, rejoignent le plateau. Le 13 février, la Royal Air Force a largué 54 containers d’armes pour équiper le Bataillon des Glières. Le lieutenant Tom Morel donna sa devise au bataillon : “Vivre libre ou mourir”.

    En mars, le maquis s’est encore renforcé avec l’arrivée de 45 francs-tireurs et partisans dirigés par Marius Cochet. Les résistants contrôlaient tous les accès au plateau.

    Tom Morel est tué à Entremont, le 9 mars 1944, par le commandant Lefèbvre du Groupe Mobile de Réserve du Gouvernement de Vichy. Le commandant Anjot prend la tête du bataillon des Glières qui comptait alors 465 hommes.

    Prises d'armes à l'arrivée du Capitaine Anjot - Fonds Raymond Périllat Association des Glières
    Prises d’armes à l’arrivée du Capitaine Anjot – Fonds Raymond Périllat Association des Glières

    Le 26 mars fut le jour de l’attaque allemande terrestre et aérienne. Le rapport de force était à l’avantage de l’occupant. Suite à une résistance héroïque, à 22 H, le capitaine Anjot donna l’ordre à toutes les sections de décrocher, estimant que “l’honneur est sauf”. 129 maquisards sont tombés pour la France lors de cette journée.

    Le Monument National à la Résistance et la Nécropole de Morette

    Le cimetière de Morette, dans la vallée, est progressivement constitué à l’initiative du maire de Thônes, Louis Hasse. Il devient la sépulture de chacun des combattants des Glières. 88 résistants reposent dans la Nécropole nationale des Glières. A proximité le musée départemental de la Résistance est consacrée à cette page de notre Histoire. Un monument est érigé sur le site en mémoire des 1 200 déportés hauts-savoyards, principalement pour faits de résistance.

    Nécrople nationale de Morette
    Nécrople Nationale de Morette

    Sur le plateau, le Monument National à la Résistance est inauguré en le 2 septembre 1973 par André Malraux. Cette œuvre d’Emile Gilioli porte les valeurs des maquisards. Cette sculpture-architecture est en harmonie avec les lignes de crêtes des massifs situés derrière elle. Le monument s’élance comme le V de la victoire. Le disque rappelle le soleil, symbole de renaissance. Son équilibre, qui parait fragile, indique que la liberté est toujours menacée. Une des deux flèches est brisée pour souligner le prix des combats qui ont eu lieu.

    A l’intérieur du monument, on trouve un espace sacré qui comprend : un texte gravé dans le béton rappelant les combats et un dessin qui symbolise la guerre. Dans le fond, une statue brille, elle représente Jeanne d’Arc. Sa tête est marquée par la croix du Christ. Le sculpteur a voulu rapprocher les combattants des Glières et Jeanne d’Arc pour évoquer la France résistante.

    Un sentier longe les zones de parachutage, à proximité du monument. Il est jalonné par des panneaux qui expliquent la vie quotidienne des combattants en 1944. Chaque année, plus de 2 000 enfants scolarisés visite ce site en utilisant les chemins du maquis.

    Monument National à la Résistance au plateau des Glières Haute-Savoie
    Monument National à la Résistance au plateau des Glières

    De nos jours, le plateau des Glières est fréquenté toute l’année par de nombreux visiteurs. En hiver, c’est un site de ski de fond renommé dans la région. En été, les nombreux sentiers balisés permettent de réaliser de belles randonnées en montagne à proximité d’Annecy.

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