Arrêter de fumer, réduire sa consommation ou simplement commencer à y penser : à Annecy, plusieurs solutions existent sans forcément passer par un parcours médical compliqué. Consultation gratuite avec un tabacologue, accompagnement au CHANGE, CSAPA, médecin traitant ou pharmacien, les portes d’entrée sont nombreuses. Et depuis septembre 2026, les créneaux proposés par la CPAM se sont encore élargis.
Où se faire accompagner à Annecy ?
Pour commencer sans avancer de frais, direction le Centre d’Examens de Santé de Haute-Savoie, au 10 avenue Lucien-Boschetti. Depuis 2024, le CES propose aux assurés sociaux des consultations de sevrage tabagique entièrement gratuites. Les créneaux ont été élargis depuis le 1er septembre 2026 : les rendez-vous sont désormais possibles les mardis, mercredis et jeudis, entre 13 h et 15 h. Comptez environ une heure pour le premier échange, puis 15 à 30 minutes pour les suivants. Après la première consultation sur place, le suivi peut aussi se poursuivre par téléphone. Les modalités pratiques sont disponibles auprès de l’Assurance Maladie.
Autre porte d’entrée, le CHANGE dispose d’un service Addictologie-Tabacologie sur son site d’Annecy, au Totem A, niveau 2. On peut y consulter pour le tabac, mais aussi lorsque plusieurs consommations ou difficultés se mêlent. L’équipe est pluridisciplinaire et reçoit notamment en consultation de tabacologie. Le service Addictologie-Tabacologie du CHANGE est joignable au 04 50 63 65 14, du lundi au vendredi.
Il existe enfin deux CSAPA à Annecy. Addictions France accueille au 80 route des Creuses, à Cran-Gevrier, tandis que le CSAPA Lac d’Argent d’Oppelia se trouve au 64 chemin des Fins Nord, entre la patinoire et le quartier des Fins. Ces centres ne sont pas réservés aux situations les plus lourdes : on peut aussi y pousser la porte parce qu’une consommation commence à poser question. Chez Oppelia, l’accueil est gratuit et peut rester anonyme.
Patchs, tabacologue : par où commencer ?
Un premier rendez-vous n’oblige pas à arrêter de fumer du jour au lendemain. Le professionnel commence généralement par regarder avec vous combien de cigarettes sont fumées, à quels moments elles sont les plus difficiles à supprimer et quelle place occupe la nicotine au quotidien. L’objectif est surtout de trouver une méthode qui tienne dans la durée, plutôt que de fixer un programme impossible à suivre.
Les substituts nicotiniques restent la solution la plus couramment proposée. Patchs, gommes, pastilles ou comprimés permettent de diminuer le manque sans inhaler les produits liés à la combustion du tabac. Selon l’Assurance Maladie, ils augmentent de 50 à 70 % les chances de réussir son arrêt. La plupart sont remboursés à 65 % lorsqu’ils sont prescrits, et une complémentaire santé peut prendre en charge tout ou partie du reste. Médecins, infirmiers, sages-femmes, chirurgiens-dentistes ou masseurs-kinésithérapeutes peuvent notamment établir cette prescription.
Pas envie de commencer directement par une consultation spécialisée ? Le médecin traitant reste une bonne première adresse et le pharmacien peut également aider à choisir un substitut ou à repérer un dosage qui semble mal adapté. Pour ceux qui préfèrent être accompagnés à distance, Tabac Info Service répond au 39 89, du lundi au samedi de 9 h à 20 h, avec la possibilité d’échanger avec un tabacologue.
Reste la question du rythme. Certains préfèrent fixer une date et arrêter complètement, d’autres commencent par enlever les cigarettes les plus automatiques de la journée. Réduire progressivement n’est donc pas forcément une mauvaise porte d’entrée, à condition de garder un objectif clair et de réévaluer la situation si la consommation ne baisse plus.
Et la vape dans tout ça ?
La cigarette électronique fait désormais partie de nombreux parcours de fumeurs qui cherchent à laisser le tabac derrière eux. Certains remplacent d’abord quelques cigarettes dans la journée, d’autres passent entièrement au vapotage puis diminuent leur consommation de nicotine dans un second temps. Selon les habitudes, cela peut passer par une cigarette électronique classique ou une puff, avant d’espacer progressivement les prises. Il n’existe toutefois pas un scénario identique pour tout le monde, et passer du tabac à la vape peut aussi conduire à conserver une dépendance à la nicotine.
C’est justement là que l’accompagnement garde son intérêt. Une personne qui ne fume plus mais vapote beaucoup peut elle aussi vouloir réduire son dosage, espacer les usages ou arrêter complètement. À l’inverse, pour quelqu’un qui continue à fumer tout en vapotant, le point important reste d’éviter que les deux consommations ne s’installent durablement côte à côte.
Les méthodes comme l’hypnose, l’acupuncture ou le laser antitabac reviennent également souvent lorsqu’on cherche à arrêter. Il vaut mieux rester prudent face aux promesses très séduisantes. La Haute Autorité de santé indique que l’acupuncture et l’hypnothérapie n’ont pas démontré leur efficacité pour le sevrage tabagique. Elles peuvent éventuellement accompagner une démarche si elles aident à maintenir la motivation, mais elles ne remplacent pas les solutions dont l’efficacité est mieux établie. Même réserve pour le laser, pour lequel il n’existe pas de garantie sérieuse de résultat.
Commencer sans forcément tout bouleverser
À Annecy, pas besoin de trouver immédiatement « la » méthode parfaite. Un rendez-vous gratuit au CES, un échange avec son médecin ou un passage par un CSAPA peuvent déjà permettre d’y voir plus clair. L’essentiel est surtout de choisir une première démarche réaliste, puis de l’ajuster au fil des semaines.





